Le «Prince cubain» Lenar Perez (16-0, 14 KO) défendra son titre continental des lourds-légers face au double aspirant du titre mondial Thabiso Mchunu (25-8, 14 KO) ce jeudi au Casino de Montréal.
L’enjeu est grand, comme d’habitude, même que le président d’EOTTM Camille Estephan a dit voir en Perez «le meilleur lourd-léger au monde», rien de moins.
Bien sûr, le quadruple champion national amateur de Cuba, qui effectuera sa première finale en sol québécois, aura fort à faire pour prouver qu’il peut être placé dans la même phrase que Benavidez et Opetaia et ça, ça commence par une performance convaincante face à Mchunu.
Photo: Vitor Munhoz – Lenar Perez
Le test ultime
Le choix de mots et d’adversaire tombe à point, parce que vaincre Thabiso Mchunu sans laisser de doute, ce n’est pas évidemment quand on est autre chose qu’un lourd-léger élite.
Malgré sa fiche, Mchunu n’a été arrêté qu’à une seule reprise dans la dernière décennie… par Oleksandr Usyk. Le roi des 200 lb de l’époque, aujourd’hui roi de la division reine, avait réussi l’exploit d’arrêté Mchunu en 9 rounds en 2016 sur le défunt, mais mythique, réseau de boxe de HBO
En 2022, quand Mchunu s’est rebattu pour le titre mondial, le champion de l’époque Junior Makabu a trimé beaucoup plus dur pour ultimement remporter une victoire par décision partagée.
Même que si vous allez sur BoxRec, des 31 partisans ayant humblement publié leur pointage maison… une majorité donnait la victoire à Mchunu.
C’est donc dire que, même pour un champion du monde, ça peut être compliqué de bien paraître contre ‘The Rock’ Mchunu, traduit comme «Le Rocher sud-africain» par Laurent Poulin de Boxingtown Québec.
Photo: Sowetan – Thabiso Mchunu
En terrain connu
Un autre fait important à souligner est que Thabiso Mchunu possède la même équipe d’entraîneur qu’Isaac Chilemba, lui qui vient tout juste d’affronter Lenar Perez en mars dernier.
L’équipe africaine pourrait-elle de nouveau amener Lenar Perez à la limite? Ce serait le pari le plus sûr, mais c’est peut-être aussi Chilemba qui est increvable, ayant également fait 12 rounds avec Osleys Iglesias, un autre cubain que plusieurs perçoivent comme le plus dangereux cogneur de la planète.
Ce jeudi, on pourrait donc découvrir le niveau réel de Lenar Perez… et celui de sa puissance.
Le duel local
La demi-finale a de bonnes chances d’être un peu plus serrée, du moins selon les preneurs aux livres.
Bien que le champion défendant du titre continental des poids super-moyens, Moreno Fendero (15-0, 11 KO), sera le montréalais Stephane Fondjo (15-2-1, 10 KO) semble en pleine confiance.
Le protégé de Ian Mackillop a même promis «d’inhaler» Moreno Fendero, rien que ça, sur les réseaux sociaux… Et par ailleurs, j’ai aussi vu le populaire vloggeur américain PhillikesFight dire sur X que Fondjo avait «de bonnes chances» de l’emporter.
Photo: Jeff Lockhart – Moreno Fendero (à gauche)
Également lu sur les réseaux: le super-fan de boxe québécoise Jean-Sebastien Fournier a dit que le duel #FenderoFondjo aurait pu être la finale de la soirée… Comme quoi c’est à ne pas manquer!
L’espoir de l’année 2026?
Au sommet de la sous-carte, un 3e duel de championnat mettra en vedette le double champion continental des super-légers, Jhon Orobio (18-0, 16 KO), face au vétéran de Mexico Antonio Moran (31-8-1, 21 KO).
À l’annonce du combat, le journaliste #1 du Ring Magazine, Mike Coppinger a parlé du «saut en compétition» pour Orobio.
Pour «El Tigre», c’est également une chance de se comparer à l’élite alors que Moran a affronté les Mercado, Haney et Barbosa de ce monde. Mais encore, c’est aussi une chance de consolider sa candidature au titre d’espoir de l’année pour lequel il a été précédemment nominé en 2024 et 2025.
Car justement, après la dernière victoire du protégé de Marc Ramsay, face à l’Américain Jonathan Montrel en juin dernier, Adam Abramowitz, également du Ring Magazine, a dit qu’Orobio devait «définitivement» être sur la liste des meilleurs espoirs du sport. À suivre jeudi.
Photo: Vitor Munhoz – Jhon Orobio
L’élite nationale en action
Comme l’a souligné le chroniqueur de Punching Grace, Nathan Décarie, le 3 septembre sera jour de réunion pour l’équipe nationale amateur canadienne.
Les trois premiers duels de la soirée mettront en scène le double olympien Wyatt Sanford (7-0, 3 KO), la recrue d’EOTTM Keven Beausejour (3-0, 3 KO) et l’espoir de Boisbriand Victor Tremblay (3-0, 3 KO).
Il y a quelques années encore, tous les trois étaient sur l’équipe nationale.
Et en plus, Nickenson Denis (1-0, 1 KO) s’est récemment ajouté à la carte, nous amenant à quatre!
Ce sera donc une opportunité pour les amateurs de non seulement voir de la boxe de haut niveau, mais également, le meilleur de la boxe d’ici.
Ça débutera dès 18h30, ce jeudi.
Pour ceux qui ne seront pas au Casino de Montréal, rendez-vous sur Punching Grace pour ne rien manquer – et sur l’application Mise-o-jeu+ pour entrer dans l’action!



