C’est ce jeudi, au Casino de Montréal et sur Punching Grace, qu’aura enfin lieu la première défense de titre mondial intérimaire WBA des mi-lourds du champion Albert Ramirez (22-0, 19 KO) face à l’aspirant du top-10 mondial Lerrone Richards (19-1, 4 KO).
C’est un duel qui a fait beaucoup jaser dans les derniers mois, notamment parce qu’il devait avoir lieu en février dernier avant qu’Albert Ramirez soit hospitalisé d’urgence la veille du combat.
Son enjeu demeure toutefois intact, voire encore plus grand, à voir comment la division des mi-lourds a évolué dans les derniers mois…
Photo: EOTTM – Albert Ramirez et Lerrone Richards
Lu sur BoxRec
Durant tout le mois de mai, même sans posséder aucun des quatre titres majeurs de la division, Albert Ramirez s’est retrouvé au sommet des mi-lourds, selon BoxRec.
Comment est-ce possible?
C’est qu’avant de remonter dans le ring le 30 mai dernier, face à Michael Effert, l’actuel triple champion mi-lourd, Dmitrii Bivol, était inactif depuis son combat de février 2025 face à Artur Beterbiev. Il était donc hors de l’équation.
Beterbiev aussi, d’ailleurs, lui qui ne s’est pas battu depuis.
Ensuite, le champion restant (WBC), David Benavidez, est maintenant classé chez les lourds-légers, lui qui est devenu champion unifié à 200 lb en arrêtant ‘Zurdo’ Ramirez le 2 mai dernier. Le mystère plane donc quant à son retour à 175 lb…
C’est donc de dire qu’en dehors de Bivol, Beterbiev et Benavidez, Albert Ramirez est déjà considéré par plusieurs comme le meilleur mi-lourd au monde.
Photo: Vincent Ethier – Albert Ramirez
Une victoire face à Richards pourrait donc l’amener dans la conversation d’un combat avec l’un des trois… Sinon:
«Tant qu’il n’affronte pas un des trois ‘B’, je verrai Ramirez gagnant contre n’importe qui», m’a déjà dit Manny Montreal, de Talking Boxing.
Entendu au gymnase
Mais Richards n’est pas à prendre à la légère pour autant.
Le boxeur britannique s’est fait remarquer en décembre dernier, au Club de boxe Pound 4 Pound de Montréal, alors qu’il servait de partenaire d’entraînement à Imam Khataev.
Sous le couvert de l’anonymat, un entraîneur présent m’a raconté ceci:
«Il s’en sortait très bien contre Khataev dans les premiers rounds. Éventuellement, comme la plupart des ‘sparring partner’ il finissait par se fatiguer et Khataev prenait le dessus… Mais avec un camp d’entraînement complet, contre un Richards en ‘shape’ la soirée pourrait être longue pour Ramirez.»
Photo: Vincent Ethier – Imam Khataev
Entendu au Punchcast
En parlant d’Imam Khataev (11-1, 10 KO), le champion NABF des mi-lourds fera les frais de la demi-finale face au cogneur français, surnommé «Le Bombardier Catalan», Mickael Diallo (21-2-2, 18 KO).
D’ailleurs, selon certains, c’est Imam et non Albert qui est le dauphin de la division des mi-lourds.
«En raison de son plus grand bagage olympique, de ce qu’il a déjà démontré contre David Morrell, et même du fait qu’il est 2-3 ans plus jeune… j’aurais tendance à le favoriser sur Ramirez», a déjà raconté Laurent Poulin, de Boxingtown Québec, notamment lors de son passage au balado Le Punchcast.
Mais entre-temps, Khataev affrontera d’abord Diallo et, même s’il frappe très fort lui aussi et qu’il sera favori, impossible de sous-estimer un boxeur qui éteint les lumières de ses opposants à 86% de ses combats…
Photo: Sky Sports – Lerrone Richards
Dans les pages du Ring Magazine
Pour ce qui est du 3e des 4 combats de championnat de la soirée de 8 duels, c’est un peu grâce au Ring Magazine qu’il s’est matérialisé.
On parle ici de Jhon Orobio (17-0, 15 KO) effectuant sa 4e défense de titre continental WBC face à l’Américain Jonathan Montrel (19-4, 13 KO).
L’histoire, c’est qu’Orobio a été nominé deux années de suite parmi les espoirs de l’année du Ring Magazine. En 2024, c’est le poids lourd britannique Moses Itauma qui est reparti avec les grands honneurs. Puis, en 2025, c’est le populaire Emiliano Vargas qui a devancé Orobio.
Comme Orobio et Vargas évoluent tous deux chez les poids super-légers (140 lb), c’est facile d’établir des comparaisons. Alors qui avait été le dernier adversaire de Vargas, en 2025, lui valant de doubler Orobio au scrutin du Ring Magazine? Jonathan Montrel!
Même que Montrel avait fait la limite avec Vargas, tout comme il l’avait fait face à Delante ‘Tiger’ Johnson. Il sera donc fascinant de voir si Orobio pourra se débarrasser du boxeur de Nouvelle-Orléans plus rapidement.
Photo: Vitor Munhoz – Jhon Orobio (à gauche)
Dans un autre épisode…
Le quatrième combat de championnat au programme opposera l’aspirant top-3 des poids légers (135 lb), Dzmitry ‘The Wasp’ Asanau (12-0, 6 KO) à l’ancien champion du monde Roger ‘The Kid’ Gutierrez (29-7-1, 22 KO).
Actuel champion continental WBC et intercontinental IBF, Asanau vise à devenir le 4e Biélorusse a remporté un titre mondial. À l’opposé, Gutierrez aimerait le surprendre pour s’approcher d’un 2e titre mondial dans une 2e division de poids.
Asanau est toutefois définitivement le boxeur à surveillé. Le double olympien qui s’entraîne maintenant à Montréal avec Samuel Décarie-Drolet a déjà été comparé à «une version québécoise de Dmitrii Bivol» par Laurent Poulin.
Certains ont peut-être trouvé cela exagéré, mais pas l’excellent boxeur québécois Mathieu Germain, lui qui a déjà mis les gants avec Asanau.
Photo: Vitor Munhoz – Dzmitry ‘The Wasp’ Asanau (à gauche)
«Quand on parle de ‘skills’ et de technique, Dzmitry est définitivement parmi les meilleurs avec qui j’ai mis les gants […]. Si tu veux montrer à un enfant comment lancer un coup de poing, tu lui montres une vidéo de Dzmitry…»
Bref, pour ne rien manquer des championnats #RamirezRichards, #KhataevDiallo, #OrobioMontrel, ou pour apprendre l’art de la boxe en regardant #AsanauGutierrez, rendez-vous sur Punchinggrace.com et sur Mise-o-jeu+ dès 18h30 jeudi soir!
Les espoirs montréalais Avery Martin Duval (15-0-1, 8 KO), Keven Beausejour (2-0, 2 KO) et Nickenson Denis (débuts professionnels) seront également en action pour entamer la soirée, de même que le médaillé olympique canadien Wyatt Sanford (6-0, 2 KO).





