On a souvent dit que Steven Butler a toujours été à une victoire d’un gros combat, et dimanche soir, c’était plus vrai que jamais. C’est dommage que l’arbitre ait mis fin au combat de manière aussi prématurée.
On ne se mentira pas que la fin du combat n’allait pas en faveur de Steven, c’est clair.
Mais quand est-ce que ça a été un problème pour Bang Bang de faire un retour de l’arrière dans sa carrière.

Photo: Ed Mulholland – Steven Butler
Le « puncher’s chance »
Il y a eu plusieurs moments historiquement où ça n’allait pas nécessairement bien et dans le temps de le dire, les adversaires de Steven étaient au tapis.
Je pense par exemple à son combat contre Stephane Fondjo.
Ce n’est pas tout à fait le même contexte, Fondjo était allé au tapis à quelques reprises au courant du combat et il ne possède pas la même puissance que Berlanga.
Mais où je veux en venir, c’est que dans les rounds plus tardifs, ça n’allait pas nécessairement bien pour Butler.
Et il a quand même trouvé le moyen de nous sortir un tour de son chapeau en lui passant le K.-O au 9e round.
Je ne dis pas que c’est ce qui serait arrivé contre Berlanga, mais ça aurait valu la peine de les laisser continuer, on est toujours juste à un coup de voir le vent changer de bord.
Parce que c’est ça la boxe, et c’est encore plus vrai quand tu mets deux des plus gros cogneurs chez les supers-moyen dans un ring ensemble.

Photo: Ed Mulholland – Steven Butler vs Edgar Berlanga
Il fallait s’y attendre, ça allait brasser.
Steven avait encore les deux pieds plantés dans le sol au moment de l’arrêt, non ça n’allait pas bien, mais s’il a choisi de boxer c’est parce qu’il sait que ça fait partie du jeu.
Il savait dans quoi il s’embarquait lorsqu’il est rentré dans l’arène contre le Portoricain.
S’il ne voulait pas se faire brasser de temps à autre, il aurait choisi un autre sport.
Bref, je trouve qu’on lui a volé un moment, on ne sait jamais ce qui peut arriver, le « puncher’s chance » c’est bel et bien réel à la fin de la journée.
Et ce n’est pas comme si Steven se faisait totalement déclasser, il a quand même été le premier à envoyer son adversaire au tapis.
J’ai tout de même été surpris quand j’ai vu la chute, mais il faut croire que Bang Bang porte bien son surnom.
Peu importe ce qu’Edgar Berlanga va dire, s’il essaye de convaincre qui que ce soit que c’était facile ce combat-là, les marques sur son visage assureront le contraire.

Photo: Ed Mulholland – Steven Butler vs Edgar Berlanga
De la difficulté sur la route
On voit dans les dernières années que les choses vont bien pour Eye of the Tiger, je l’ai déjà dit et je le dirai encore, ils sont rendus au sommet de la montagne.
Ils sont rendus avec plusieurs champions du monde, des aspirants sérieux et plusieurs combats internationaux.
Mais le plus grand défi demeure ces combats-là, à l’international.
On voit qu’on se rapproche, ça fait quelques fois que je regarde des combats où je me dis que c’est la bonne.
Je pense à Imam Khataev qui a perdu, on va se le dire, une décision très controversée face à David Morrell. Ou encore, Christian Mbilli qui est allé à la guerre avec Lester Martinez dans un combat qui s’est soldé par un verdict nul.
On arrive si près du but, mais le goût amer reste tout aussi intense.
Mais ça va sans doute arriver, ce n’est qu’une question de temps.

Photo: Ed Mulholland – Steven Butler vs Edgar Berlanga
Et quel moment ça serait si Mbilli réussit à défendre sa ceinture de la WBC face à nul autre que Canelo Alvarez en Arabie Saoudite.
Bon, ça aurait quand même été iconique que ce soit Steven Butler qui brise cette mauvaise séquence dimanche soir.
Le joueur franchise d’Eye of the Tiger qui est avec l’écurie depuis 2014.
C’est vrai que ça aurait été tout un moment, mais malheureusement il faut passer au prochain appel.
Steven aura sa chance de se reprendre, surtout avec une performance comme celle de dimanche, il a certainement gagné en visibilité.
S’il y a quelque chose que les amateurs de boxe admirent, ce sont les guerriers.

Photo: Ed Mulholland – Steven Butler