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Christopher Guerrero promet d’être «lui-même» à Shawinigan

Noé Cloutier - Punching Grace

Photo : Vincent Ethier – Christopher Guerrero (10-0, 5 K.-O.), à droite, lors de sa dernière sortie face au coriace Sergio ‘Cheko’ Herrera (7-4, 4 K.-O.).

Christopher Guerrero boxera pour la première fois depuis mi-janvier, le 25 mai prochain. Quatre mois ne changent pas le monde pas énorme, mais entre Québec et Shawinigan, le Montréalais promet un monde de différence. La plus importante étant qu’il sera «lui-même» face à l’Américain Kenny Larson.

«C’était un long camp d’entraînement. J’ai eu une déchirure au biceps droit à mon dernier combat, so on a pris le temps de revenir à 100 %, mais là on y est», raconte l’athlète québécois surnommé ‘Machine Gun’.

Pouvant maintenant performer à 100 %, le Montréalais refuse malgré tout de mettre le blâme sur son biceps pour sa dernière performance. Au sens figuré, il le met plutôt sur ses épaules, déterminé à prouver qu’il peut «faire bien mieux».

Rectifier le tir

Personne n’a crié – ni même pensé – haut et fort que l’athlète de 23 ans avait trop mal paru le 13 janvier dernier. Même en traînant une blessure, il a remporté une décision unanime et méritée de 8 rounds face au Mexicain ‘Cheko’ Herrera.

Plusieurs en ont même pensé que Guerrero, qui n’avait jamais dépassé le 6e round, s’en sortirait grandit avec une bonne dose d’expérience.

La critique la plus dure venue donc de lui-même.

«Je n’ai pas du tout aimé ma performance. C’est vrai que je n’étais pas à 100 %, mais en étant honnête envers moi-même, j’ai réalisé que je n’avais pas mis les chances de mon côté pour l’être», a-t-il avoué, parlant notamment d’un manque de rigueur à sa diète l’ayant affecté à la pesée, puis au combat…

Leçon retenue

«Tu ne peux pas tricher. If you cheat the game, ça va toujours te retomber dessus», indique l’athlète canadien aux origines italo-mexicaines.

Reste que tout n’est pas tout gris.

«J’ai quand même boxé 8 rounds et gagné clairement en étant à quoi? 40%? On n’était pas satisfait et c’est du passé, mais imagine ce que je peux faire en étant à 100.»

Au soir du 25 mai, en Mauricie, l’imagination ne sera plus nécessaire.

En vue de ce combat, il promet à la fois de revenir  «amélioré», tout en «redevenant» l’athlète qui avait obtenu 5 K.-O. dans les 5 duels précédents celui du Centre Vidéotron.

«Ce n’est pas juste d’avoir des K.-O., c’est de boxer que je peux le faire… à la hauteur de mes habiletés», nuance-t-il, ayant habitué les amateurs de boxe à des combinaisons de quatre, cinq et parfois même six coups.

Pas de sorcellerie

Même à la pesée, ‘Machine Gun’ aura la chance de faire ses preuves avec un combat prévu à 148 livres. Si respecté, ce sera le bas où il aura combattu jusqu’à maintenant. Et puis, le poids qui baisse est également signe que les choses avancent. Ce sera déjà son 3e combat prévu pour 8 rounds et bientôt, les 10 rounds et titres mineurs seront disputés à 147 livres.

Pour rêver à tout ça, il devra d’abord vaincre Kenny Larson (7-1-1, 5 K.-O.). L’athlète de 34 ans s’amènera en provenance de Salem, Massachusetts. Mais même si l’Américain provient de la ville des chasses aux sorcières, il n’y a pas de grande sorcellerie dans sa boxe selon Guerrero.

«J’ai vu son dernier combat sur YouTube, il a perdu une décision partagée de 10 rounds (contre un l’espoir invaincu Denzel Whitley). C’est un gars qui aime se battre, qui aime lancer des coups… Je devrais surtout me surveiller moi-même, mais c’est clair que je vois des failles à exploiter.»

De retour au pays

L’engouement pour les combats locaux explose comme l’inflation en 2024. On pense à Ramirez-Ziyatdinov, Butler-Rolls, le très polarisant Bazinyan-Phinn et l’éventuel Butler-Volny. On a même eu droit à un call out surprise d’Avery Martin Duval envers Thomas Chabot le 2 mai dernier.Ça ne date pas d’hier, mais Guerrero souhaite également participer au phénomène.

Malheureusement, il faut être deux pour danser.

«Je l’ai déjà dit publiquement, que ce soit Menoche, Bouchard ou Poulin… but at the end of the day these guys just don’t want that smoke», affirme-t-il, élargissant ses horizons plus loin, dans la province voisine.

«Je pense qu’il me reste deux ou trois combats de 8 rounds. Mais éventuellement, en Ontario, il y Josh Wagner, qui est 18-0, avec qui je pourrais faire un bon combat, so we’ll see», laisse-t-il planer. 

À – d’abord – voir le 25 mai en tout cas.

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