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Shakeel Phinn : Le camion-remorque jamaïcain

Laurent Poulin - Boxingtown Québec

Photo : Vincent Ethier – Shakeel Phinn pourra-t-il surprendre, le 11 avril?

«Il frappe tellement dur qu’il ne laisse pas de traces», disait Bernard Barré.

L’histoire raconte qu’un soir de janvier, un grand souper a été organisé à Québec avec quelques convives de marque, dont Camille Estephan et Eddie Hearn. Selon ce qu’a raconté Antonin Décarie sur le podcast Le Dernier Round de mes amis Russ Anber et Matt Casavant, le boss de Matchroom a expliqué aux gens présents que le gros de sa business est fait en Angleterre avec des combats locaux qui remplissent les arénas.

Ça ne semble pas être tombé dans l’oreille d’un sourd, on a eu Ziyatdinov-Ramirez, il se prépare un Volny-Butler et le prochain gala d’EOTTM nous arrive avec un succulent combat local:

Shakeel Phinn vs. Erik Bazinyan.

Le combat s’est organisé comme un charme, les deux boxeurs s’affronteront le 11 avril prochain. D’un côté, Erik Bazinyan (32-0, 23 K.-O.) est classé dans toutes les organisations. Il n’a pas le luxe de perdre… il n’a même pas le luxe de mal paraître ou de ne pas être extraordinaire. L’autre coin est représenté par Shakeel Phinn (26-3-1, 17 K.-O.), l’homme le plus fort de 168 livres que vous croiserez dans votre vie, bâti comme un rhinocéros. Comme je vais présenter Erik Bazinyan dans un très bon texte qui sera dans le programme remis au public… voici la petite histoire de Shakeel Phinn.

Qui est-il?

Le père de ‘Shak’ se nomme Benjamin, un ancien boxeur amateur qui est probablement l’homme le plus musclé de la Rive-Sud de Montréal. ‘Shak’, dans sa jeunesse, détruit tous les records à la position de porteur de ballon avec le Collège Champlain de Longueuil. Il s’inscrit au oneXone de cette même ville pour garder la shape et travailler son jeu de pieds.

Il ne sortira plus jamais du gym de boxe.

Avec son premier combat amateur à 21 ans… c’est un athlète de pointe, mais pas nécessairement un boxeur de toujours. Voici ce que son coach Ian Mackillop avait à me dire.

«Les gens oublient que Shakeel n’a commencé la boxe qu’à 19 ans. Il a eu une très courte carrière amateur et a appris sur le tas en tant que professionnel. Il est enfin à un endroit où son talent physique et son expérience se rejoignent. Je pense qu’à ce stade de sa carrière, Shakeel est à son meilleur. J’ai beaucoup de respect pour Erik mais il ne pourra pas gérer la force physique et la puissance de frappe de Shak pendant 10 rounds», affirme la légende de la boxe canadienne.

Parlons Matchmaking

Je ne vous mentirai pas que pour Erik Bazinyan, ce combat peut s’apparenter à un terrible cauchemar du jeudi soir. Il doit gagner à tout prix et le faire sans aucune équivoque pour bien paraître pour les grands de la division et ne pas tomber loin derrière dans la hiérarchie d’Eye of the Tiger qui compte déjà Christian Mbilli et Osleys Iglesias.

Pour Phinn, c’est le raccourci et la chance qu’il attend depuis toujours, d’un seul coup de poing, il peut obtenir des classements dans 4 associations, de futures grosses bourses, la gloire et – pourquoi pas? – des combats face à Mbilli et Iglesias. De plus, le petit ring de casino est fait sur mesure pour sa force physique et sa puissance.

Dans le fond, il y a tout ce qu’il me plaît de la boxe dans ce matchup. Un boxeur peut voir 10 ans de sa vie s’effondrer d’une seule claque et l’autre pourrait se retrouver avec un billet de loterie gagnant.

L’enjeu est énorme et l’atmosphère sera lourde au Casino de Montréal. Je vous conseille de le regarder sur Punching Grace

Là, au moins, vous pourrez baisser le son si c’est trop stressant.

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