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Jamais 2 sans 3 pour devenir champion du monde

Noé Cloutier - Punching Grace

Photo : Vincent Ethier – Jason Moloney, actuel champion WBO des poids coqs.

Peut-on continuer de rêver d’atteindre le sommet après deux rendez-vous ratés en championnat mondial? C’est la question que s’est posée Punching Grace après avoir vu Steven Butler anéantir Steve Rolls en seulement 65 secondes, le 7 mars dernier.

« C’est un boxeur local, il ne deviendra jamais champion du monde », disent souvent les plus pessimistes. Mais pendant ce temps, d’un éternel optimisme, Punching Grace a ratissé BoxRec pour trouver des exemples concrets, et plus près qu’on le pense, ayant conquis la planète boxe à leur troisième tentative.

L’actuel : Jason Moloney

Jason ‘Mayhem’ Moloney (27-2, 19 K.-O.) avait remporté une guerre de tous les instants face à Saul Sanchez, en janvier dernier, au Centre Vidéotron. Le road warrior australien défendait ainsi sa ceinture WBO des poids coqs pour la 1re fois, lui qui l’avait acquise en mai 2023, en sous-carte de Janibek-Butler.

En remportant ce titre vacant, face à Vincent Astrolabio, il réalisa à 32 ans le rêve qui lui avait échappé à deux reprises. ‘Manny’ Rodriguez l’avait d’abord vaincu par décision partagée, en 2018. Le ‘Monstre’ Naoya Inoue l’avait ensuite terrassé en 7 rounds, en 2020.

Pour les intéressés, l’athlète de 33 ans sera encore sur la route pour sa 2e défense de titre, alors qu’il affrontera Yoshiki Takei (8-0, 8 K.-O.), au Tokyo Dome, le 6 mai prochain. Pourrait-ont un jour le revoir sur un gala d’EOTTM? Sait-on jamais, Camille Estephan a de la famille en Australie après tout…

Le Québécois : Éric Lucas

Comment ne pas parler d’Éric Lucas (39-8-3, 15 K.-O.), l’exemple parfait est dans notre cours. Ç’a déjà été raconté mille et une fois, mais Lucas n’était pas le plus talentueux. Toutefois, quand il entrait dans le gym, il devenait automatiquement l’athlète le plus travaillant de la pièce.

Ça n’avait pas fonctionné contre Frabrice Tiozzo et Roy Jones Jr. en 96, mais face à Glenn Clatley, cinq ans plus tard, ce fut suffisant. Plus que suffisant même, sachant qu’il a ensuite défendu son titre à trois reprises avant d’être victime d’un vol qualifié, en Allemagne, face à Markus Beyer…

La légende : Bernard Hopkins

Hopkins (55-8-2, 32 K.-O.), un autre qui n’a pas besoin de présentation : ‘the Executioner’ devenu ‘the Alien’ après être resté au sommet jusqu’à 49 ans, soit le record absolu, encore à ce jour.

Le commencement ne fut toutefois pas aussi glorieux que la fin. Après avoir littéralement perdu ses débuts professionnels, Hopkins remporta ses 22 combats suivants avant de lui aussi s’incliner face à Roy Jones Jr. pour la couronne IBF des poids moyens, en 93.

L’année suivante, ‘RJJ’ laisse le titre vacant et Hopkins fait match nul avec l’obscure Segundo Mercado en tentant de l’obtenir. Il reportera toutefois le combat revanche en arrêtant Mercado, quatre mois plus tard, en avril 95. Le reste appartient à l’histoire, car on ne reverra plus jamais l’Équatorien en championnat du monde, mais l’Américain lui, défendra ce titre IBF à 20 reprises.

Le résilient : Sam Soliman

Pour devenir champion du monde à sa 3e tentative, il faut être persévérant, mais pour le faire avec 11 défaite à sa fiche, c’est un autre niveau. C’est ce qu’a fait Sam Soliman (49-18-1, 19 K.-O.) en s’offrant le titre IBF des poids moyens, en 2014, face à Felix Sturm.

Avant cela, parmi ses 11 revers, l’Australien avait notamment baissé pavillon à deux reprise face à son compatriote Anthony Mundine, alors champion WBA des poids des super-moyens.

Encore à ce jour, pour le meilleur et pour le pire, ‘King’ Soliman refuse toujours d’abandonner. Aller voir son BoxRec, il a 50 ans et devrait se battre au Japon en avril prochain (contre un boxeur de 46 ans)…

Le quadruple : Sakio Bika

Visiblement, il y a quelque chose dans l’eau de l’Australie.

‘The Scorpion’ Bika (35-7-3, 22 K.-O.) a d’abord fait match nul face à Markus Beyer en mai 2006. Cinq mois plus tard, on lui offre malgré tout une 2e chance face au légendaire Joe Calzaghe… qui le domine toutefois allègrement aux juges. Prise trois : en novembre 2010 : 3e chance et 3e défaites, cette fois contre l’également légendaire Andre Ward.

Heureusement, la boxe n’est pas le baseball, car malgré trois prises, Bika demeura au baton et atteignit enfin le coussin rêvé au 4e essaie, en 2013, face à Marco Antonio Periban.

An Québec, au-delà de son titre de champion WBC des 168 livres qu’il a détenu, ainsi que de sa trilogie avec Sam Soliman, on le connait également pour ses combats face à Lucian Bute et Adonis Stevenson.

La persévérante : Chris Namus

On se devait également de trouver un exemple à Mary Spencer, elle qui, tout comme Butler, tente la grande escalade pour une troisième fois. Ici, on n’a toutefois pas eu à se casser la tête. Pour trouver, il suffit simplement de passer par le BoxRec… de Mary Spencer, elle qui a vaincu l’ex-monarque des super-mi-moyens Chris Namus (25-8, 8 K.-O.).

Et oui, tout comme Bika, l’Uruguayenne qui a complété la quête ultime à sa 4e tentative, en 2017. Le rêve prit ensuite fin, moins de 14 mois plus tard, lorsqu’elle rendit les armes face à Marie-Eve Dicaire.

Note éditoriale : rien de tout cela ne veut pas dire que Butler et Spencer deviendront champions mondiaux… cela démontre néanmoins que le rêve est possible! 

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