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Jhon Orobio : le sprinteur marathonien

Noé Cloutier - Punching Grace

Photo : Vincent Ethier – Jhon Orobio (9-0, 8 K.-O.) lors de la conférence de presse de mai dernier à Shawinigan, où il a démontré l’étendue de la progression de son français.

Comme vous l’entendez souvent lorsqu’on parle de n’importe quelle carte de boxe organisée par Eye of the Tiger, le tigre des tigres, Jhon ‘El Tigre’ Orobio, sera en action le 6 juin prochain, au Casino de Montréal.

C’est déjà un 10e combat en près de 15 mois pour Orobio, depuis son arrivée au Québec en provenance de Cali, Colombie, en mars 2023. Ce duel à venir ne sera toutefois pas comme les autres. Douze jours après avoir combattu en Mauricie, Orobio livrera sa 1re bataille prévue pour 8 rounds face au Mexicain Jose de Leon Jasso (13-4-1, 6 K.-O.).

Dans le coin rouge, le Montréalais d’adoption n’a jamais dépassé le 4e round. Dans le coin bleu, un vétéran de 18 combats qui n’a jamais été arrêté. En plus, on pourra comparer. Jasso en sera à son 3e combat consécutif au pays. À sa dernière sortie, en septembre dernier, il avait fait la limite de 8 rounds à face à Mathieu Germain.

Ne partez pas en peur, mais avouez que ça en dit long.

Serait-il sur la voie rapide, à seulement 20 ans? Oui et non, car il ne brûle pas les étapes et ne saut pas de combat, il combat juste beaucoup. C’est comme s’il sprintait un marathon.

En 5 questions

Comment va la vie ici, et en fait, pourquoi avoir choisi le Canada?

J.O. : Dieu merci, je m’adapte déjà bien et je me sens bien. J’avais décidé de venir, parce que ç’a toujours été mon rêve d’être champion du monde et je savais qu’en venant ici, on me donnerait les clés pour le réaliser. De voir deux Colombiens – Eleider Alvarez & Oscar Rivas – devenir champions ici, avec Marc Ramsay, ç’a m’a donné toute la confiance dont j’avais besoin.

C’est quand même beaucoup de sacrifices, de quitter tout ce qu’on connaît, en partant vers l’inconnu. Qu’est-ce qui te motive le plus au travers tout ça?

J.O. : Ma plus grande motivation est de réaliser mes rêves. Rêver, quand je dis ça, je le dis en sachant que chaque réalisation nécessite des sacrifices pour les atteindre… ce qui m’a amené ici. Mais pour ce qui est de me motiver à, en fait, rester motivé, ma famille est ma force motrice fondamentale.

En parlant de ce rêve, l’un de tes entraîneurs, Samuel Décarie-Drolet, a souvent dit que tu voulais l’atteindre  rapidement. Alors pour toi, le sommet, ça ce serait quand?

J.O. : J’ai toujours pensé que mes efforts pesaient plus lourd que le temps en soi. En faisant tous ces efforts, et en restant toujours prêt pour la guerre, je crois que d’ici un an et demi ou deux, je pourrais être champion du monde.

*Ce qui nous amène entre le 1er janvier et 1er juin 2026*

Et je le dis, grâce à Dieu et au nom de Dieu, je ferais de ce rêve une réalité, peu importe qui je dois affronter!

*Sans y mettre une date officielle, il n’est d’ailleurs pas le seul à y croire*

Mais sinon, que fait Jhon Orobio lorsqu’il n’est pas à l’entraînement?

J.O. : Je sors parfois pour voir un peu la ville, mais je relaxe davantage à la maison.

*‘Mamba Mentality’ oblige, pour se battre chaque mois et viser le sommet dans moins de 2 ans, ‘El Tigre’ est souvent, très souvent, à l’entraînement*

Mais d’ailleurs, pourquoi ‘El Tigre’?

J.O. : Parce que le tigre représente la force, la patience, la rigueur, la victoire et le courage, même dans le danger.

Anecdote :

En plus de concocter de succulentes entrevues comme celle-ci sur le site de Punching Grace, certains savent que j’y gère également les réseaux sociaux.

Comme plusieurs, Jhon Orobio repartage le contenu qui le concerne. Ce qui est plus rare, toutefois, c’est de se faire dire « merci » pour chaque publication. 

Ça, c’est Jhon Orobio. Il n’est pas reconnaissant qu’envers Dieu, il l’est tout simplement.

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