Le 8 octobre dernier, avant le début de la saison, Sylvain Le Plan, un des piliers de cette chronique avec Jamieson Boulanger, prédisait une saison de 98 points au Canadien de Montréal.
Hier, avec le point ramassé à Pittsburgh, le Canadien avait 43 points après 36 matchs. Petite règle de trois enfantine et ça vous donne une fiche de 97,94 points à la fin de la saison.
Autrement dit, Le Plan est en plein sur le plan !
Certains éléments de cette chronique sont fascinants. Rappelez-vous que c’était avant le début de la saison. Et Le Plan soulignait que le CH emmagasinerait plusieurs points en prolongation à trois contre trois et que l’attaque massive serait dominante.
Par ailleurs, Le Plan soutenait que Samuel Montembeault ne serait pas un facteur dans la saison. Il connaîtrait de mauvais passages mais il saurait sans doute se replacer et aider l’équipe.
Il a connu de mauvais passages mais c’est Jacob Fowler qui a permis de sauver les meubles.

Photo: Chronique du 8 octobre
En cela, je dirais que Jamieson Boulanger et surtout son porte-parole ont mieux cerné la situation. Avant même que Fowler ne pose les patins sur une patinoire de la Ligue nationale, les deux affirmaient avec conviction que le jeune était un surdoué et qu’il était le gardien d’avenir de l’Organisation.
Ça ne règle pas le cas de Samuel Montembeault. Dans la situation actuelle, ça ne vaut même pas la peine de tenter de l’échanger. Et avant de se débarrasser d’un jeune vétéran qui a contribué à traîner le club dans les séries l’an dernier, Kent Hughes et Jeff Gorton vont y penser deux fois.
L’autre point qui a échappé à l’œil vigilant de Monsieur Le Plan, c’est la performance de Noah Dobson. Il comptait Dobson parmi les gros plus de l’amélioration du CH. Dire qu’il a changé d’idée est un euphémisme qui va épargner la sensibilité des fefans.
Un dernier mot. Les péripéties de nos chers Glorieux provoquent plaisirs et déceptions. Selon les victoires et les défaites. Trop d’émotions.
Mais tant Le Plan que le porte-parole préfèrent l’analyse aux réactions trop émotives.
L’équipe est jeune. Il y a de nombreux blessés. Les débandades peuvent arriver. Manque de maturité et d’expérience.
Mais sur une longue période, tout va selon Le Plan. Et selon le porte-parole.

Photo: Sylvain Le Plan et Christian Mbilli
ENRICO CICCONE : VISER LA MAUVAISE CIBLE
Les histoires de la Régie des alcools, des courses et des jeux sont toujours très compliquées.
C’est par une loi que la Régie de la sécurité dans les sports a été fondée dans les années 80. Pour assurer la sécurité des boxeurs, des combattants et des sportifs de combat.
Le travail a été magnifiquement accompli pendant des décennies. Mais depuis quelques années, ce sont des fonctionnaires plus ou moins compétents et pas très courageux, qui ont pris le contrôle de la patente. Et ça fait dur. En fait, c’est honteux.
La Régie qui faisait honneur au Québec partout où il y avait de la boxe sérieuse sur la planète, n’est plus que l’ombre de ce qu’elle fut.
La grosse amélioration de l’année, c’est de planter une petite madame derrière le boxeur quand il marche vers le ring. Ouh, ça fait peur.
Le résultat, c’est qu’abandonnés à eux-mêmes, les vétérans de l’organisation font l’impossible pour mener à bien les affaires. Mais ils sont cruellement dépourvus de moyens.

Photo: Enrico Ciccone
Tout ça a permis à un ou certains promoteurs plus ou moins véreux d’organiser des patentes à broche à foin où les boxeurs devaient courir des mois après leur pitances.
La mort d’une jeune boxeuse mexicaine dans un gala d’Yvon Michel a alerté les journalistes. Et c’est tant mieux. Mais tant qu’on ne réarmera pas la Régie avec des moyens et de la relève, tant qu’on va donner des permis de promotion à des gens qui peuvent prendre un risque inutile pour sauver 75 piastres, on va frôler la catastrophe.
Enrico Ciccone, mon vieux compère sur la route et aux ondes de BPM, a mal tourné. Le voilà libéral. Mais quand on jase longtemps comme hier, on se pardonne nos errements.
Évidemment que le projet de loi présenté par Chico ne tient pas la route. On ne demandera pas à un Argentin ou un Hongrois d’abandonner son entraînement 30 jours avant un combat pour venir au Québec passer une résonance magnétique. D’abord, je ferais plus confiance à l’Italie ou la France pour soigner le boxeur qu’au Québec. Et pensez-vous que le promoteur va payer la résonance, les billets d’avion, les chambres d’hôtel quand il est souvent trop mesquin pour loger convenablement les boxeurs attirés par une croûte à manger ?

Photo: Enrico Ciccone
Mais si Chico désire brasser la cabane en déposant son projet de loi, je suis d’accord. Telle que présentée, sa loi ne tient pas la route. Mais si elle force le ministre Ian Lafrenière à fourrer son nez d’ancien flic dans les affaires de la Régie et dans le petit monde qui entoure encore certains intervenants de la boxe, alors ce sera un actif.