À maintenant moins d’un mois du plus gros combat de sa carrière, Chrstian Mbilli sait ce qui l’attend à Riyad le 31 octobre, et il compte prouver à tous ceux qui croient en lui, ou pas, que c’est maintenant à son tour de régner sur la division.
« On se sent bien, mais on reste concentré sur l’objectif. Je demande ce combat depuis des années, oui, mais maintenant je dois le gagner, parce que le but ultime ça n’a jamais été d’affronter Canelo, c’est de battre Canelo, et c’est ce que je compte faire le 31 octobre », a déclaré le pugiliste lors d’une entrevue.
Ce dernier s’entraîne présentement à Montréal en vue de son combat qui aura lieu, lui, en Arabie Saoudite.
Lors de son dernier camp d’entraînement, il s’était préparé en Californie, mais cette fois-ci, il était important pour lui d’être à la maison pour avoir tous ses repères et être le plus prêt possible.
Il quittera néanmoins quelques jours d’avance pour s’acclimater à l’Arabie saoudite et finir sa préparation là-bas.

Photo: Virginie Assay – Chrstian Mbilli
Ce qui rend ce combat si spécial
« C’est un grand combat et c’est celui qui prouvera que Christian Mbilli est le meilleur, alors je mentirais si je disais que ce sera une petite soirée tranquille pour moi », affirme-t-il.
Toutefois, Christian soutient qu’il a toujours « carburé à la pression », quelque chose qu’il a appris à gérer à travers les années.
Et le regard extérieur n’est pas quelque chose qui l’affecte, bien au contraire, il admet qu’il n’y porte pas attention.
« Comme j’ai déjà dit dans une autre entrevue, les trouillards comme Pacheco c’est assez rare. Pour Canelo c’est du buisness. Au sens où : pourquoi il m’aurait boxé s’il pouvait boxer un pauvre gars comme Berlanga pour le même prix? », explique Solide.
Selon lui, ce n’est pas une question de peur qui a poussé Alvarez à faire semblant de ne pas le connaître, mais plutôt le fait que ça ne lui aurait servi à rien de parler de Christian et faire augmenter sa valeur s’il ne comptait pas l’affronter.
« C’est toute de la politique en boxe et j’ai appris à connaître et gérer ça avec le temps. Après, c’est moi le gagnant dans tout ça, je suis devenu beaucoup plus fort et lui beaucoup plus vieux », estime Christian Mbilli.

Photo: Boxing News – Canelo Alvarez et Christian Mbilli
Lorsqu’il a enfin décroché le titre intérimaire, les cartes ont commencé à se placer.
Il a obtenu un combat d’envergure en sous-carte du gala qui opposait justement Canelo à Terence Crawford.
Ensuite Crawford a pris sa retraite.
Christian a été nommé champion de la WBC.
Et la cerise sur le gâteau, selon lui?
Au Ring Awards, le Mexicain serait venu le saluer en lui disant « hey champ, how are you champ? »
À ce moment-là, plus moyen de faire semblant qu’il ne le connaissait pas.

Photo: Ed Mulholland – Christian Mbilli et son équipe
Ce qui a forgé Christian Mbilli à se rendre là
« Selon moi, [Marc Ramsay], c’est le meilleur coach au monde. Je crois que je suis son 6ème ou 7ème champion, alors je ne dis pas juste ça pour avoir l’air d’un bon gars », clame le champion de la WBC.
Il raconte aussi que certains doutaient de sa décision de s’installer à Montréal pour investir dans sa carrière de boxe, mais que lui, n’a jamais douté de la formule de son équipe pour l’amener au sommet.
Si Christian pouvait dire une chose à cette jeune version de lui, celle qui hésitait à venir au Québec, ce serait de foncer malgré tout.
Selon lui, il ne serait pas rendu où il est aujourd’hui, si ce n’était pas de cette décision.
Il estime même qu’il a gagné ce titre en raison de sa décision de s’installer à Montréal.
« Même si ça va avoir lieu en Arabie saoudite, vous pouvez me croire que je vais défendre ma ceinture pour Montréal en tapant Canelo le 31 octobre », conclut l’athlète.